Qui cherche trouve

La généalogie est une école de patience

Après quelques années consacrées à chercher mes ancêtres, je confirme la vérité de ce vieil adage « qui cherche trouve ». Chaque recherche est une enquête. Mais combien d’heures, de jours, de mois peuvent se passer avant qu’un indice ne surgisse. Dans cette exploration, la plus grande rigueur est nécessaire parce que les fausses pistes et les trappes ne manquent pas. Les différentes variantes d'un même nom transcrit en russe ajoutent une difficulté supplémentaire.

 

En ce qui concerne la Pologne, la recherche est facilitée par le travail extraordinaire des milliers de volontaires qui scannent les registres des paroisses. Leur contribution est précieuse et rien ne serait possible sans eux. De même, des initiatives telles que Geneteka ou BaSIA mettent à notre disposition des outils exceptionnels qui n'ont pas d'équivalent en France.

 

La généalogie est un sacerdoce. On sacrifice son temps libre pour une réclusion consentie. C'est une activité qui exige des qualités que je n’ai pas. La liste est longue : patience, persévérance, discipline, assiduité, organisation, application, concentration. J’en oublie. Tous les généalogistes partagent une même passion qui  les fait vibrer. Quand on lance une recherche, il n'y a pas grand-chose qui puisse nous arrêter. Pourtant le découragement est souvent au rendez-vous.  Mais chaque étape franchie ouvre de nouveaux horizons. Hors du temps, loin du monde, l'esprit navigue et imagine ce lointain passé qui nous appartient.

 

Dans quelle direction faut-il orienter ses recherches ? Certains généamogistes prennent en compte des cousinages parfois éloignés. Il en résulte des arbres horizontaux aux dimensions très impressionantes. Pour ma part, je concentre le travail sur une recherche verticale en ligne directe. Dans mon arbre, certaines branches poussent plus vite que les autres. Du coté maternel, nous avons 12 générations confirmées en ligne directe. Nous sommes remontés au début du premier registre paroissial (1694). Il est peu probable que nous pourrons aller au-delà.  

 

C’est en découvrant les dessins de Mariusz Żebrowski que j’ai compris que je n’étais pas seule à cheminer sur les routes incertaines du passé. Avec un talent fou et un crayon incisif, Mariusz dresse des portraits étonnants de généalogistes amateurs. Ses personnages sont drôles et attendrissants. Il nous montre un généalogiste obsédé, hagard, épuisé, mais aussi curieux et enthousiaste. Mon dessin préféré c’est « Genealodzi ogładajᶏ akty » (Les généalogistes regardent les registres). J’y retrouve cette joie partagée quand on réussit à déchiffrer un lieu, une date ou un nouveau nom.  Aussi, je vous invite à découvrir les petites misères du généalogiste amateur sur cette page de la boutique genoroots.

 

MJ.CK

 

Quand on trouve sans trouver : acte de naissance de Laurent Ksrzyna (Krzyna). Laurent est le frère d'Adam, notre ancêtre en ligne directe. Le prénom du père a été effacé par l'usure du temps. Le nom de la mère est Marianna. C'est notre aieule la plus ancienne, en l'état des recherches. Les actes de la paroisse de Glusk commencent en 1694 et ce document date de 1696. Le registre nous permet de dater la naissance des parents de Laurent et d'Adam autour de 1675 ou avant.