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Les Soldats Maudits

Chaque année, la Pologne commémore le sacrifice de tous ceux qui se sont battus contre l’occupation soviétique après 1945. Appelés les Soldats Maudits "Żołnierze Wyklęci", ces héros de l’ombre ont organisé une résistance désespérée. Parmi les 80 000 membres des groupes clandestins, un grand nombre avaient déjà combattu les Allemands avec les forces de l’Armée de l’Intérieure "Armia Krajowa". La plupart étaient des volontaires, souvent très jeunes mais tout aussi déterminés.

 

Les combats ont duré jusqu’en 1947 mais la lutte s’est poursuivie jusqu’au début des années 60. Józef Franczak, le dernier combattant a été tué en 1963 dans un village près de Lublin. Beaucoup ont péri. Le nombre généralement retenu de 10 000 soldats morts est certainement très en deçà de la réalité. La "pacification" menée par les éléments communistes et les Polonais aux ordres des Soviétiques a été brutale, visant sans discriminer combattants et civils. Plus de 70 ans après, on continue à exhumer les victimes du Communisme, exécutés sans procès par le NKVD. De même, le nombre exact de victimes déportées et exécutées en URSS reste incertain. Leurs tombes n’ont jamais été identifiées.

 

Le premier hommage national aux "Żołnierze Wyklęci" a été rendu par la Diète en 2001. En 2009, les organisations d'anciens combattants se sont regroupées au sein d’une organisation nationale. L’année suivante, la date du 1er mars a été choisie à l'initiative du Président Lech Kaczynski (1949-2010). Pour commémorer la mémoire de ces héros de la Liberté. Cette date fait référence à l’exécution de 7 représentants de la résistance anti-communiste dans la prison de Mokotów (Varsovie) le 1er mars 1951. Le projet de Loi instaurant une journée nationale de commémoration a été adopté par la Diète. Sur les 417 députés présents, seulement 8 ont votés contre. La Loi a été promulguée par le Président Bronisław Komorowski en 2011.

 

 

En l'honneur des "Soldats Maudits » - Héros de la lutte clandestine anti-communiste, qui dans la défense d'un État Polonais indépendant, ont combattu pour le droit à l'autodétermination et la réalisation des aspirations de la société démocratique polonaise, fusil à la main et avec différents moyens, face à l'agression soviétique et le pouvoir imposé par le régime communiste.

 

Préambule de la Loi de 2011 instituant la

Journée nationale du Souvenir des "Żołnierze Wyklęci".

 

En 1945, alors que l’Europe fêtait la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, la Pologne est passée d’une occupation à l’autre. Encore traumatisés par les atrocités commises par les occupants Allemands, les Polonais ont fait face à la domination sans partage des occupants Russes.

 

Les Communistes ont rapidement étendu leur emprise sur l’ensemble de l’administration et de l’économie. Une propagande intensive et l’élimination de toute résistance leur ont permis de pénétrer la société polonaise. Mais en dépit du système de répression mis en place par la Pologne Populaire PRL, les Polonais n’ont pas abdiqué leurs valeurs.

 

La résistance contre le Communisme a été permanente avec des confrontations sanglantes comme à Poznań en 1956 ou à Szczecin en 1970. Entre 1979 et 1989, inspirés par Solidarité, les Polonais ont mené une lutte courageuse. Le régime Communiste s’est effondré en 1989 avec les premières élections démocratiques.

L’agression de l’URSS du 17 septembre 1939, lancée contre la Pologne après l’invasion allemande du 1er septembre, avait permis dans un premier temps aux Soviétiques d’occuper la moitié du pays. Ils avaient alors mené une première opération d’éradication des patriotes Polonais avant d’être repoussés par l’armée allemande. La contre-offensive massive de l’Armée Rouge sur Berlin a été effectuée aux dépends des Polonais qui ont subi les combats, les confiscations, les pillages et les exactions des deux armées.