History.The-Doomed-Soldiers

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Żołnierze Wyklęci - The Doomed Soldiers - Les Soldats Maudits

EN - The resistance of Żołnierze Wyklęci was a desperate fight for freedom and dignity. Their sacrifice is a lesson of courage.

 

Every year on 1st March, Poland commemorates the sacrifice of Polish patriots who waged a desperate resistance against the Soviet occupation after 1945. The Żołnierze Wyklęci, "Doomed Soldiers", were these underground heroes. Many had previously been engaged against the Germans with the clandestine Armed Forces of the Interior Armia Krajowa. Most of them were volunteers, often very young but strongly determined.

 

The guerilla lasted until 1947 but the fight continued until the early 1960s. Józef Franczak, the last combatant was killed in 1963 near Lublin. Many Żołnierze Wyklęci perished and the number of 10,000 losses is probably well below reality. The pacification carried out by the Communist elements and the Poles under the orders of the Soviets was brutal, targeting without discrimination resistants and civilians. Most murdered Żołnierze Wyklęci were buried in complete secrecy, without any grave to mark their presence. More than 70 years later, Poland continues to exhume the victims executed without trial by the communist regime and Soviet agents. Similarly, the exact number of Żołnierze Wyklęci deported and executed in the USSR remains uncertain. Their graves have never been identified. For decades, the few surviving veterans of the underground army were stigmatized by the communist propaganda. Anti-communist underground resistance groups were considered criminal gangs.

 

In 2001, the Polish Parliament paid a first official tribune to the courage of Żołnierze Wyklęci. In 2009, groups of veterans came together in a national organization. The following year, President Lech Kaczynski (1949-2010) selected the day of March 1 to commemorate the memory of the Heroes of Liberty. This day refers to the execution of 7 representatives of the anti-communist resistance in the Mokotów Prison (Warsaw) on 1 March 1951. The draft law establishing a National Day of Commemoration was adopted by the Diete. From the 417 MPs present, only 8 voted against. The law was promulgated by President Bronisław Komorowski in 2011.

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FR - La résistance des Żołnierze Wyklęci fut un combat pour la liberté et la dignité. Leur sacrifice est une leçon de courage.

 

Chaque année le 1er mars, la Pologne commémore le sacrifice de patriotes qui se sont battus contre l’occupation soviétique après 1945. Appelés les Soldats Maudits Żołnierze Wyklęci, ces héros de l’ombre ont organisé une résistance désespérée. Un grand nombre avaient déjà combattu les Allemands avec les forces de l’Armée de l’Intérieure "Armia Krajowa". La plupart étaient des volontaires, souvent très jeunes mais tout aussi déterminés.

 

Les combats ont duré jusqu’en 1947 mais la lutte s’est poursuivie jusqu’au début des années 60. Józef Franczak, le dernier combattant a été tué en 1963 dans un village près de Lublin. Beaucoup ont péri. Le nombre généralement retenu de 10 000 soldats morts est certainement très en deçà de la réalité. La "pacification" menée par les éléments communistes et les Polonais aux ordres des Soviétiques a été brutale, visant sans discriminer combattants et civils. La plupart des Żołnierze Wyklęci exécutés furent enterrés en secret, sans aucune tombe pour marquer leur présence. Plus de 70 ans après, on continue à exhumer les victimes du Communisme, exécutés sans procès par le régime communiste et les agents soviétiques. De même, le nombre exact de victimes déportées et exécutées en URSS reste incertain. Leurs tombes n’ont jamais été identifiées. Pendant des décennies, les vétérans survivants de cette armée clandestine ont été stigmatisés par la propagande communiste. Les groups de résistances clandestins étaient considérés comme des gangs de criminels.

 

Le premier hommage national aux Żołnierze Wyklęci a été rendu par le Parlement en 2001. En 2009, les organisations d'anciens combattants se sont regroupées au sein d’une organisation nationale. L’année suivante, la date du 1er mars a été choisie à l'initiative du Président Lech Kaczynski (1949-2010). Pour commémorer la mémoire de ces héros de la Liberté. Cette date fait référence à l’exécution de 7 représentants de la résistance anti-communiste dans la prison de Mokotów (Varsovie) le 1er mars 1951. Le projet de Loi instaurant une journée nationale de commémoration a été adopté par la Diète. Sur les 417 députés présents, seulement 8 ont votés contre. La Loi a été promulguée par le Président Bronisław Komorowski en 2011.

This group of Żołnierze Wyklęci waves the White Eagle with a crown, a forbidden symbol under the communist regime.

In 1945, Europe was celebrating the end of the Second World War. However, in Poland, the German occupation was replaced by the Soviet occupation. Still traumatized by the atrocities committed by the Germans, the Poles faced the brash domination of the Russians.

 

The Communists rapidly extended their grip over the entire administration and the economy. Intensive propaganda and the elimination of all resistance enabled them to penetrate the Polish society and organize a terror regime. However, despite the repressive system put in place by the PRL regime, the Poles have never relinquished their values.

 

The resistance against Communism was permanent with bloody confrontations: Poznań in 1956, Szczecin in 1970. Between 1979 and 1989, inspired by Solidarity, the Poles waged a courageous struggle. The Communist regime collapsed in 1989 with the first democratic elections.

Józef Franczak (1918–1963) avant 1939, lorsqu'il était dans l'Armée Polonaise. Il fut le dernier résistant mort au combat.

En 1945, alors que l’Europe célébrait la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, la Pologne est passée d’une occupation à l’autre. Encore traumatisés par les atrocités commises par les occupants Allemands, les Polonais ont fait face à la domination sans partage des occupants Russes.

 

Les Communistes ont rapidement étendu leur emprise sur l’ensemble de l’administration et de l’économie. Une propagande intensive et l’élimination de toute résistance leur ont permis de pénétrer la société polonaise pour y installer un régime de terreur. Mais en dépit du système de répression mis en place par la Pologne Populaire PRL, les Polonais n’ont pas abdiqué leurs valeurs.

 

La résistance contre le Communisme a été permanente avec des confrontations sanglantes comme à Poznań en 1956 ou à Szczecin en 1970. Entre 1979 et 1989, inspirés par Solidarité, les Polonais ont mené une lutte courageuse. Le régime Communiste s’est effondré en 1989 avec les premières élections démocratiques.