Genealogy.Bilan. Mazowieckie

Un boulevard généalogique

Comme les mathématiques,

la généalogie est

une science exacte

qui ne tolère

ni l'approximation

ni la supposition

Né en Wielkopolskie, Błażej Książyk (1824-1882) s'est installé dans la région de Leoncin en Mazovie  au début des années 1870.  Ses trois fils Jozef, Walenty et Wojciech ont tous épousé des jeunes filles des environs. Cette étude concerne l’ascendance maternelle de Jozefa Krzyna, épouse de Walenty Książyk et mère de Małgorzata, Leon, Władisław  et Ciesław.


Le premier bilan de nos recherches est tout à fait encourageant. A ce stade, les actes collectés (naissances/mariage/décès) s’étendent sur une période de 240 ans allant de 1681 à 1921. Le travail se concentre sur les archives paroissiales des actuels districts (gmina) de Czosnów, Kampinos et Leoncin. Les informations récoltées sont systématiquement croisées avec celles qui sont partagées par les généalogistes sur la plateforme coopérative My Heritage.


L'identification de 12 générations en ligne directe avec une certitude supérieure à 90% permet de parler d'un "boulevard généalogique".   


Cliquer sur les images pour élargir

1.    Un outil exceptionnel


La  Mazovie (Mazowieckie) est une province qui fut placée sous domination russe entre 1772 et 1918. Les archives paroissiales sont indexées par la base de données geneteka.genealodzy.pl. Ce site très complet est géré par la Société Polonaise de Généalogie qui déploie des volontaires  pour scanner les documents. Il propose une exploration à la fois géographique et chronologique. Les différents actes sont clairement indexés. Les listings de noms sont tout à fait pertinents. La navigation est rapide et efficace. La lecture des documents scannés est confortable et d’excellente qualité. 

Les documents qui ne sont pas indexés peuvent être trouvés dans les registres paroissiaux qui ont été scannés.   La base de données geneteka.genealodzy.pl propose un système d'accès aux "metryki" tout à fait efficace. La plateforme https://szukajwarchiwach.pl/ est aussi un outil intéressant mais la navigation est complexe, l'accès aux documents peu clair et la lecture tout à fait inconfortable. Quelle que soit la source, la consultation des registres anciens est fastidieuse mais nécessaire. Ce travail exige beaucoup de rigueur et d'attention.

2.    Des paroisses très anciennes


Toutes les familles identifiées sont Catholiques. Les recherches sont centrées sur les paroisses de Głusk, Leoncin, Kampinos,  Brochów et Łomna. L'enregistrement des actes a été obligatoire à partir du Concile de Trente en 1563. A ce stade de nos recherches, les actes collectés (naissances/mariage/décès) s’étendent sur une période de 240 ans allant de 1681 à 1921. Notre  ancêtre le plus éloigné en ligne directe est mort il y a 338 ans en 1684. Son acte de décès (non scanné) est dans les registres paroissiaux de la paroisse de Łomna.

 

Tous les actes  paroissiaux ne sont pas indexés, scannés et disponibles. Beaucoup doivent être demandés aux services d'archives. Plusieurs demandes ont été envoyées. Elles vont permettre de compléter les branches  les moins avancées.   


Paroisses


Ancienneté

Kampinos

1377

Łomna

1425

Jakubów

1442

Głusk

1540

Brochów

1551

Leoncin

1885

3.    Des informations substantielles


Au cours du temps, la rédaction des actes s’est densifiée. Les documents les plus anciens se limitent à l’essentiel, accordant une grande importance aux parrains/marraines et aux témoins. Certains actes de baptême mentionnent 4 parrains alors que le patronyme de la mère n’apparaît pas. A partir du XVIIIème siècle, les documents précisent parfois la profession du père.  Au XIXème siècle, il n’est pas rare de voir apparaître la mention d’un contrat de mariage.

▲ 1696 - Acte de Baptême de Laurentius Ksynina (Krzyna), frère de notre ancêtre Adam. Le prénom du père  (Adam) a été effacé avec le temps mais on lit clairement celui de la mère : Marianna. Sans doute nés entre 1665 et 1675,  Adam et Marianna sont nos plus lointains grands-parents en ligne directe à ce stade des recherches, avec une certitude supérieure à 90%.

▲1806 - Acte de décès d'Ewa Tomaszewska née Podleśniowna (Podleśny). Le document précise qu'elle est morte de vieillesse à l'âge de 80 ans. Le document mentionne aussi qu'Ewa est veuve mais ne donne pas son patronyme de jeune fille.

▲ 1817 - Acte de Mariage entre Jan Krzyna (1797-1855) et Agata Płońska (1800-1875). L'acte précise le statut des parties et  l'existence d'un contrat de mariage. L'un des trois témoins est Tomasz Tomaszewski, cousin maternel de Jan. 


▲ 1852 - Acte de décès d'Antonina Młodziewska. Née en 1810 à Jakubów, elle a épousé Jan Słomczyński  (1782 - 1860) qui était veuf en 1835. Antonina est la deuxième épouse et cet acte précise les prénoms de leurs enfants : Matheusz, Ludwik, Adam, Ewa, Juliana et Franciszek.  Antonina décède à 42 ans.



4.    Des patronymes rares


La progression rapide de ces recherches est facilitée par la rareté des patronymes de la famille. Cette rareté est un véritable bonus parce qu’elle permet de réduire la marge d’erreur. Elle évite aussi les "fourches" qui obligent le généalogiste à se disperser dans les lignées collatérales. Dans notre arbre, les noms les plus répandus apparaissent dans les "branches hautes" de l'arbre,  à partir de  la fin du XVIIème siècle.  Cette facilité  a permis d'établir une ascendance en ligne directe sur 12 générations avec une certitude supérieure à 90%. Le site https://nazwiska-polskie.pl donne des indications sur la fréquence et la répartition géographique des patronymes polonais. 

Patronymes

Année d'entrée

dans l'arbre

Rang

générationnel


Fréquence

en Pologne

(2019)


Młodziewski

1835

8ème


3


Krzyna

1896

6ème


90


Książyk

-

-


279


Swędrowski

1799

9ème


478


Podleśny

1760

10ème


1184


Słomczyński

1875

7ème


1 367


Płoński

1817

8ème

1 866


Tomaszewski

1779

9ème


34 653


Grabowski

1790

9ème


50 448


Wójcik

1730

10ème


161 035


5.    Des orthographes fluctuantes


Dans cette région de Mazovie, on observe une grande stabilité dans la rédaction des actes parce que les curés  restaient parfois plusieurs décennies dans la même paroisse. Cette stabilité garantit un certain confort dans la lecture des actes. La formulation répétitive permet de lire rapidement et d'aller à l'essentiel.


Toutefois, cette stabilité ne garantit pas la rigueur orthographique. On peut ainsi relever 6 variantes pour un même nom. Ces différences apparaissent non seulement entre les  paroisses mais parfois dans la paroisse d'origine au sein d’une même fratrie. La présence des familles dans les mêmes hameaux sur plusieurs générations permet néanmoins d'identifier facilement les lignées malgré ces variations orthographiques.


L'obligation d'écrire en russe à partir de 1868 peut augmenter le risque de confusion avec des transcriptions phonétiques approximatives. La mention entre parenthèses des noms en polonais dans les actes rédigés en russe permet de confirmer l'indentification.

Patronymes


Variantes


Krzyna


Krszyna

Krsyna

Krzczyna

Krzyczyna

Kruszyna




Słomczyński



Słomczeski

Słomczewski

Młodziewski



Młodziejeski




Płoński


Płońiecki


Tomaszewski


Thomaszewski

6.    La logique géographique


Les recherches montrent une stabilité géographique surprenante avec 8 générations localisées dans un rayon de 15 km. De même, la lecture des documents révèle plusieurs éléments intéressants sur la vie sociale de nos ancêtres :


- Située dans une boucle de la Vistule, la zone est délimitée par le fleuve au nord et à l’est. Les droits de péage sur le pont de Nowy Dwor et le prix des bacs expliquent certainement une réticence à traverser le fleuve. Née à Jakubów, Antonina Młodziewska (1810-1852) porte le seul patronyme ayant une origine  sur la rive droite de la Vistule. Son père Kazimierz a vécu à Przytoka, un village de la paroisse de Jakubów.


- La présence terrienne se transmet à travers les générations. En 2019, la famille Tomaszewki est toujours à Budy Kampinowskie, la terre qui appartenait à ses ancêtres au début du XVIIème siècle. Les Krzyna sont restés à Dᶏbrowa pendant 7 générations. Plusieurs familles Słomczyński vivent actuellement dans les environs. 


- La paroisse et le marché sont au centre des relations sociales. Nos recherches montrent que les futurs époux se situaient à des distances moyennes inférieures à 8 km.


- Quelques cas de naissances hors du foyer familial nous ont conduits à chercher (avec succès) le lieu de naissance chez les grands-parents.

▲ Carte de la boucle de la Vistule. 8 générations sont localisées dans un rayon de 15 km. La répartition des propriétés montre un mouvement vers le sud qui correspond à l'élargissement des zones de déboisement sur les anciennes cartes. Il est vraisemblable que les fréquentes inondations de la Vistule ont incité les Krzyna à rechercher des terres moins exposées. La Vistule est sortie de son lit à 10 reprises au XIXème siècle. Les inondations de 1813 et 1844 ont été particulièrement meurtrières. Situés près du fleuve, les villages de Głusk  et Łomna  ont   subi des dégâts considérables.  L'inondation de 1947 a ravagé  le hameau de Grochale Gorne et  partiellement détruit le village de Rybitew.

7.    Un statut de notables



De nombreux actes indiquent clairement la position de l’individu, homme ou femme. La mention H./HH. (Honestus / Honorable) pour notable rural ou propriétaire terrien important.  Les familles Grabowski, Krzyna, Podleśni, Słomczyński  et Tomaszewski ont chacune  ce statut de notabilité locale. Outre la notabilité, le statut Honorable indique des antécédents de familles qui n'ont jamais été soumises  au servage.   


Par ailleurs, certains actes et les  alliances familiales  font apparaître  à de nombreuses reprises la mention N./Nob./Nblis. (Nobilis / Noble). Un acte de décès de 1748 (Paroisse de Głusk) précise que la famille Tomaszewski a des origines nobles de Podlaskie. Un acte de baptême de 1766 accorde une mention nobiliaire à notre ancêtre Adam Słomczyński.

 

▲ 1779 - Acte de mariage de "HH." Grzegorz Krzyna (1743-1805) et "H." Margaretha Tomaszewska (1761-1817).  L'acte mentionne trois témoins. L'un d'eux, HH. Mathius Cekata est "Advocato". Ce terme tiré du latin médiéval vocātus/advocātus désigne la fonction officielle de "Wójt Miejski" c'est à dire  Bailli  (maire) du village.

▲ 1767 - Acte de naissance de Simon Tadeusz, fils d'Adam Słomczyński et d'Anna dont le patronyme n'est pas précisé. Cet enfant est né 15 ans avant son frère Jan, notre ancêtre. L'acte mentionne qu'Adam a un statut Honorabilis en plaçant "Hon." devant son nom.

▲  1760 - Acte de mariage   "inter H personas" entre Christophus Tomaszewski (1718-1798) et Ewa Podleśniowna   (1726-1806). Podleśniowna  est une forme ancienne de politesse attribuée aux jeunes filles. Le patronyme d'Ewa est    Podleśny. Ce document précise les noms des 5 témoins du mariage.

▲  1760 - Acte de naissance de Margaritha Tomaszewska (1761-1817). Le document mentionne qu'elle est fille des "Honestora" (Honorables) Christophe et Ewa Tomaszewski, nos x10 grands-parents. Ce document nous apprend  que les 2 témoins sont aussi des notables.

▲ 1766 - Notre ancêtre "Nlis" (Nobilis) Adam Słonczeski (variante de Słomczyński) est le parrain d'Agnes, fille des "Honesti" Joannes et Dorothea Kąsyk. L'acte précise que cette famille est provient de Poświętne, un lieu vraisemblablement hors de la paroisse. Trois villages portent ce nom en Mazovie. Ils sont situés dans les districts de  Wołomin, Maków et Radom.

▲ 1748 - Acte de décès de Casimir Thomaszewski (Tomaszewski) - Le document mentionne que le défunt mort à Głusk est 'nobilem de Podlachia" (noble de Podlachie) d'après son épouse à Glusk Hedwige née Twardzinki. La Podlachie est une région qui correspond à l'actuelle Podlaskie. Nos recherches vont devoir s'orienter vers cette région dont la numérisation des archives est en cours. Une famille Tomaszewski est identifiée dans la zone de Suraż au sud-est de     Białystok. Casimir a épousé Hedwige en deuxièmes noces en 1745.

8.    Les alliances familiales


La stabilité géographique et la lecture des actes confirment que toutes les familles identifiées ont un statut de propriétaires terriens.  Les mariages et les parainages organisent une reproduction sociale systématique au sein de ces familles. On peut ainsi reconstituer de véritables réseaux  relationnels qui  se transmettent sur plusieurs générations.


- Les alliances au sein de la paroisse dominent jusqu’au milieu du XVIIIème siècle.


-  Le choix des témoins de mariage et des parrains/marraines montre que la fratrie, la parentèle ou les collatéraux étaient  sollicités en priorité. 


- Les alliances entre familles de même rang social sont une norme.


- Les alliances croisées sont fréquentes entre frères et sœurs de familles différentes. Phénomène d'endogamie bien connu dans le monde rural, il s’agissait certainement de "marier les włóki" pour éviter la dispersion des propriétés. (1 włók = 18 hectares)


- A ce stade des recherches, aucun mariage cosanguin entre cousins de premier degré n'a été relevé.


▲ 1772 - "Nblis" (Nobilis) Joannes Swieroski est le parrain de Thomas, fils des "HH." (Honorables) Adam et Anna Slomczeski (Słomczyński).  Notre x9 aïeule Anna (1772-1805) a 37 ans.

▲ 1777 -  "Nblis" (Nobilis) Adalbert Prokyrzski est le parrain de  Catharina Deodata Franciska, fille des  "HH."  Michal et  Catharina Tomaszewski. Michal est le neveu de notre x10 ancêtre Krzysztof  Tomaszewski (1718-1798).

9.    Une longévité étonnante


La longévité des membres de cette branche maternelle est inhabituelle. Ewa Katarzina Podlesniowna (1726-1806)  décède à 80 ans. Son mari Krzysztof Tomaszewski (1720-1798) vit jusqu'à 78 ans. Doyen de la famille, Lukasz Płoński (1762-1844)  s'est éteint à 82 ans. 


Par ailleurs, à ce stade des recherches, la mortalité maternelle n'a pas d'incidence sur la démographie familiale. Les femmes vivent jusqu'à un âge très avancé pour l'époque, à l'exception de Malgorzata Wójcikówna et Antonina Młodziewska qui décèdent  respectivement à 46 et 42 ans. Leurs maris ne se remarieront pas. C'est un choix sans doute motivé par la volonté d'éviter la fragmentation du patrimoine  foncier.



Patronymes


Année de naissance

Année de décès

âge de décès


Jan

Wójcik

 


1681

1759

78


Krzysztof

Tomaszewski



1720

1798

78


Jakub

Płoński


1725

1805

80



Grzegorz

Krzyna

 


1743

1805

62


Lukasz

Płoński


1762

1844

82



Stanislaw Jan Słomczyński 



1782

1860

78

Jan

Krzyna


1797

1855

58


Paulin

Krzyna



1844

1921

77

▲ Tableaux provisoires à compléter après vérification des actes en cours de traitement.


Patronymes


Année de naissance

Année de décès

âge de décès



Malgorzata

Wójcikówna



1713

1759

46



Ewa Katarzina

Podlesniowna




1726

1806

80


Malgorzata Tomaszewska

 


1761

1817

56


Marianna

Grabowska

 


1771

1835

64


Anna

(Słomczyńska)


1735

1805

70


Agata

Płońska



1800

1875

75



Antonina Młodziewska



1810

1852

42


Juliana Słomczyńska



1842

1919

77

▲ 1844 - Acte de décès de Lukasz  Płoński né en 1762 à  Brochów. Agé de 82 ans, Lukasz décède à  Dᶏbrowa, très vraisemblablement chez sa fille Agata (1800-1875), épouse Krzyna.


1835 - Acte de mariage de Jan Słomczyński (1782-1860) et Antonina Młodziewska (1810-1852). Ce document précise que Jan est veuf et que les parents des deux époux sont décédés. En premières noces, Jan avait épousé en 1806 Teresa Wyszyńska décédée en 1830. 4 enfants sont nés de ce premier lit.

10.    La mortalité infantile



La mortalité infantile reste élevée jusqu'à la fin du XIXème siècle. Il n’est pas rare de voir plusieurs membres d’une même famille disparaître à quelques jours d’écart. La zone  de recherche est située dans un environnement de plaines soumise aux inondations de la Vistule. Les marécages et les eaux stagnantes saisonnières rendaient fréquentes les épidémies de typhoide et de dysenterie.

▲ Janvier 1756 -  Adam Krzyna et sa femme Margaritha Tomaszewska perdent trois enfants - Adam âgé de 2 ans et  Magdalena âgée de 5 ans meurent le 3 janvier. Leur  fille Clara décède le 8 janvier. L'hiver était une période de recrudescence de la diphtérie.

▲1899 et 1903 - Walenty Książyk et Jozefa Krzyna ont perdu deux enfants en bas age : Wladislawa âgée de 1 an et Leonard âgé de 2 ans. Sur leur propriété de Grochale, les étangs contribuaient à entretenir un environnement humide. Il est vraisemblable que la typhoide ou la dysenterie sont la cause de ces deux décès. Partis vivre à Varsovie, Walenty et Jozefa habiteront rue Sainte-Croix (Ulica Świętokrzyska) et feront baptiser leurs enfants dans la Paroisse de la Toussaint (Parafia Wszystkich Świętych). 

11.    L'Histoire en direct


Dans une région située à environ 30 km au nord de Varsovie, nos ancêtres ont vécu en direct de nombreux éposides de l'Histoire de la Pologne.

   

Insurrections


  •   La forêt de Kampinos a servi de base arrière aux insurgés des Soulèvement de Novembre 1830 et de Janvier 1863 contre l'occupant Russe. En août 1831, l'offensive des  Volontaires Polonais est passée au sud de Kampinos.  En 1863, des combats intensifs se sont déroulés dans cette zone. A Górki un monument commémore la pendaison des insurgés qui ont survécu à la Bataille de Buda Zaborowska (Bitwa pod Budą Zaborowską).


De nombreux  paysans  ont aidé les Insurgés. En rétorsion, ils  ont subi la destruction ou la confiscation de leurs biens.  Certains ont  été exécutés sans jugement. Beaucoup ont été déportés en Sibérie. Les familles Płoński, Podleśny et Tomaszewski ont été les plus exposées. Une recherche approfondie est nécessaire.


Guerres      


  • Mort en 1684 à Łomna, Kazimierz Wójcik a vécu les destructions occasionnées par le  passage des troupes suédoises  vers Varsovie en 1655 puis vers  Płock en 1657. Les Suédois ont notamment rasé l'église de Łomna. La soldatesque a aussi réquisitionné  toutes les charrettes et les  bateaux  disponibles pour transporter le butin pillé.


  • Habitant Rybitew, Stanislaw Jan Słomczyński (1782-1860) a pu observer le passage d'une partie de la Grande Armée de Napoléon qui a traversé la Vistule en décembre 1806. Dans ses mémoires sur La Campagne de Pologne, le capitaine Paul-Jean Foucart rapporte les échanges entre l’Etat-major de l’Empereur et le commandement. Il mentionne le soutien et l’aide des habitants de la zone de Kazun lors de la traversée du fleuve qui charrie des monceaux de glace. Napoléon souhaite les récompenser. 


  • La Famille Tomaszewski de Budy Kampinowskie a aussi vécu le passage de la Grande Armée. Un chemin apellé "Trakt Napoleoński" garde en mémoire cet évènement. 


  • Agé de 71 ans en août 1915, Paulin Krzyna (1844-1921)  a  subi les conséquences de la retraite des Russes devant l'avancée des Allemands. Sur leur passage, les troupes du Tsar ont détruit tout ce qui avait une valeur  économique (granges, moulins, ponts et  même les puits). Les réquisitions forcées  n'ont épargné aucune famille.


  • La valeur stratégique du Pont de Nowy Dwor a causé des combats intensifs durant la Deuxième Guerre Mondiale. Sur le terrain, les traces sont encore visibles. Il n'est pas rare de ramasser des vestiges militaires (obus, équipement). Les exactions commises par les Allemands sur la population locale sont commémorées par de nombreuses stèles.

©Ksiazyk 2015